République Démocratique du Congo Cellule d'Exécution des Projets – Eau (CEP-O)

Kinshasa : un atelier de haut niveau pour poser les bases d’une gestion durable de l’assainissement liquide

Reunion
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Hilton Hôtel, Kinshasa
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Kinshasa : un atelier de haut niveau pour poser les bases d’une gestion durable de l’assainissement liquide

La ville de Kinshasa accueillera, le 23 juillet 2026 à l’Hôtel Hilton, un atelier de haut niveau consacré à la définition du mode de gestion de la future Station de Traitement des Boues de Vidange (STBV) et à la validation des orientations stratégiques du Schéma Directeur d’Assainissement Inclusif de Kinshasa, élaboré selon l’approche Citywide Inclusive Sanitation (SDA-CWIS).

Organisée conjointement par la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O) et la Cellule de Développement Urbain de Kinshasa (CDUK), cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme de Développement Multisectoriel et de Résilience Urbaine de Kinshasa (PDMRUK/Kin Elenda), financé par l’Association internationale de développement (IDA), Groupe de la Banque mondiale.

Répondre aux défis de l’assainissement liquide à Kinshasa

La croissance démographique et l’urbanisation rapide de Kinshasa exercent une pression croissante sur les infrastructures et les services urbains. Dans le domaine de l’assainissement liquide, la majorité des ménages recourt encore aux latrines et aux fosses septiques, alors que les services de collecte, de transport, de traitement et de valorisation des boues de vidange restent insuffisamment structurés.

Cette situation favorise des pratiques de vidange et de rejet incontrôlées, avec des conséquences importantes sur la santé publique, la qualité du cadre de vie et la protection des rivières, des zones humides et du fleuve Congo.

Pour contribuer à une réponse durable à cette problématique, le PDMRUK/Kin Elenda prévoit notamment la construction d’une Station de Traitement des Boues de Vidange sur le site du Centre neuro-psycho-pathologique de l’Université de Kinshasa (CNPP/UNIKIN). Cette infrastructure permettra de recevoir, traiter et, lorsque les conditions le permettront, valoriser les boues de vidange dans le respect des exigences sanitaires, environnementales, techniques et économiques.

Sa réussite dépendra toutefois non seulement de la qualité des infrastructures, mais également de la mise en place d’un cadre institutionnel clair, d’un modèle économique viable, d’une tarification adaptée, de mécanismes durables de financement et d’une régulation efficace.

Un dialogue stratégique entre les parties prenantes

L’atelier du 23 juillet offrira un cadre de dialogue entre les autorités nationales et provinciales, la Ville de Kinshasa, les établissements publics, les partenaires techniques et financiers, les opérateurs privés de vidange, les universités, les experts et les organisations de la société civile.

Les échanges permettront notamment de présenter les conclusions du Schéma Directeur d’Assainissement Inclusif de Kinshasa, comprenant le diagnostic du secteur, la vision à long terme, les investissements prioritaires et les orientations institutionnelles nécessaires à l’amélioration progressive des services.

L’atelier permettra également de partager les enseignements tirés d’une mission d’échange d’expériences organisée au Sénégal. Celle-ci avait permis aux acteurs congolais d’examiner différents modèles opérationnels de gestion des stations de traitement des boues de vidange, notamment en matière de gouvernance, de financement, de contractualisation avec le secteur privé, de régulation et de suivi des performances.

Définir un modèle de gestion adapté à Kinshasa

Les participants examineront les différentes options envisageables pour assurer l’exploitation durable de la future station : gestion publique, délégation de service public, affermage, concession, partenariat public-privé ou toute autre formule adaptée au contexte institutionnel et économique de Kinshasa.

Les discussions porteront également sur la répartition des rôles entre l’État, la Ville de Kinshasa, les communes, le futur exploitant et les opérateurs privés de vidange. Une attention particulière sera accordée à la viabilité économique de la station, notamment à travers la tarification, le recouvrement des coûts, la maintenance des équipements, les subventions éventuelles et la valorisation des sous-produits du traitement.

Deux panels de haut niveau seront organisés. Le premier sera consacré à la gouvernance, à l’exploitation, au financement et à la régulation de la future STBV. Le second examinera les orientations stratégiques du SDA-CWIS, les priorités d’investissement et les mécanismes de coordination entre les différents acteurs.

Vers une feuille de route concertée

À l’issue des travaux, les organisateurs entendent recueillir les orientations des autorités compétentes afin d’éclairer le choix du futur modèle de gestion de la station. L’atelier devra également permettre de consolider les priorités de mise en œuvre du Schéma Directeur d’Assainissement Inclusif de Kinshasa.

Une feuille de route indicative sera ainsi proposée, avec les actions prioritaires, les responsabilités institutionnelles, les principales échéances et les besoins d’accompagnement. Les recommandations adoptées seront consignées dans un rapport général destiné aux institutions concernées.

À travers cette rencontre, le Gouvernement, la Ville de Kinshasa et leurs partenaires entendent franchir une étape décisive vers la mise en place d’un service d’assainissement liquide plus inclusif, performant et durable, au bénéfice de l’ensemble de la population kinoise.

Giresse Kakule

Spécialiste en communication